Deux secondes à peine

Deux secondes à peine

Une chanson de 2 minutes 52 ; les deux sont frimés coudon ! J’aurais dû lui enlever 30 secondes et parler des 222…

En septembre 1991, j’ai rencontré celle qui allait devenir la mère de ma fille, lors d’un blind date organisé par un couple d’amis. Je sortais d’une relation de près de 8 ans où les «in and out» se succédaient au rythme des émotions. Je découvrais une personne avec de belles valeurs humaines et la première semaine nous avons échangé au téléphone pendant des heures, apprenant à nous connaître.

Un après-midi où nous faisions la jasette, elle me dit qu’elle avait un appel à faire et qu’elle me rappellerait ensuite. Je me suis installé à mon piano et 20 minutes plus tard, j’avais composé la musique au complet ! Inspiration divine que je me disais, sans avoir la prétention d’être plogué en direct avec quelconque Dieu. L’inspiration me venait d’elle faut croire. Cette musique sans paroles reflétait comme mon passage d’une relation à une autre. Quand je lui ai fait écouter, elle avait de la misère à croire que j’ai pu composer cette musique pour elle, ça l’avait touchée.

Je l’ai jouée des dizaines de fois et je l’ai enregistrée sur une cassette. Je l’ai fait écouter à certains amis, pas beaucoup, car pour moi, faire écouter ma musique c’est comme me mettre à nu et je me trouve plus «beau» habillé mettons. Je ne laisse pas facilement voir mon bedon rond rempli d’émotions à n’importe qui, mon ego m’en empêche probablement.

Nous nous sommes séparés 3 ans après la naissance de notre merveilleuse fille. J’enseignais et je jouais de la musique dans un show des années 50-60 avec 9 autres personnes. Un des chanteurs avait entendu ma toune sans paroles et m’a demandé s’il pouvait l’avoir pour un album qu’il s’apprêtait à faire en duo avec une chanteuse. Ce duo allait s’appeler Blanc Kennedy, comme ça en passant… Ne cherchez pas chez Archambault ou autre music store. Après le lancement, il y a eu rupture du duo, je laisserai faire les détails.

Je n’arrivais pas à mettre des mots sur mes airs de piano. J’entendais plutôt des violons qui donneraient la mélodie chantée. Après avoir rencontré leur gérant, il m’a présenté une journaliste freelance, Anne Montpetit, qui est venue me rendre visite. On a jasé et elle m’a demandé comment j’allais, comment était ma vie amoureuse avec la mère de ma fille et celle que je vivais en 97… Et blablabla... Elle m’a fait lire des paroles quelques jours plus tard, qui «fittaient» bien avec ma musique. Nous nous sommes rendus à la SOCAN question de signer pour les droits d’auteur et de compositeur, puis la chanson a été enregistrée en studio par un duo, ce n’est pas moi qui chante ici. 

La toune joyeuse est devenue une histoire de couple qui a besoin de se rejoindre. 2 secondes à peine, vous l’aurez compris en écoutant la chanson, c’est à double sens. Mais j’ajouterais qu’en l’écoutant encore plus profondément, c’est comme si je me parlais à moi-même. Comme si mon cœur parlait à ma tête et lui disait ces mots. La tête étant la voix du gars et le cœur, celle de la fille. La raison finira bien par donner raison au cœur, comme il se devrait de l’être lors de plusieurs situations.

Voilà, peut-être mon plus court texte, mon 45ème, que vous aurez fini de lire dans quelques lignes. Écrit spontanément comme presque tous les autres, c’était l’histoire d’une courte chanson : 2 secondes à peine. Comment aurais-je pu écrire plus longuement ? Concept, haha… 🙂 Bonne écoute !

PS : pour ceux et celles qui me connaissent en personne et/ou sur Facebook, je dis toujours : «avec des headphones, ça sonnera toujours mieux» !

Daniel-Nicolas Lapierre

Auteur: Daniel-Nicolas Lapierre

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