J’ai un amour qui ne veut pas mourir…

J'ai un amour qui ne veut pas mourir

Il y a de ces histoires d’amour qui sont uniques…

28, 4e avenue autour de 1966. J’avais un ami qui habitait là et il m’avait invité à aller chez lui. Nous étions dans les marches du sous-sol, en train de jouer à serpents et échelles. Nous avions 7 ou 8 ans, dépendant du moment de l’année. Je me souviens très bien qu’à un moment donné, une petite fille de 2 ou 3 ans était arrivée au haut de l’escalier et que mon ami lui avait dit qu’elle était trop petite pour descendre et qu’il était allé fermer la porte pour pas qu’elle tombe et se fasse mal. Je me rappelle encore comment je l’avais trouvée mignonne cette petite fille…

Des années plus tard, je suis allé au chalet chez mon oncle Didier. J’avais 16 ans. Une jeune fille de 12 ans était avec mon cousin René. Elle était son amie. Je la trouvais belle comme tout et quelque chose me disait qu’elle ne m’était pas inconnue. René m’a dit son nom et je me suis rappelé la fillette du 28, 4e avenue. Je me souvenais de son visage…

2 années sont passées. Je suis retourné à l’école pour terminer mon secondaire 5 parce que j’avais abandonné mes études pour aller travailler chez Brown Shoe à Richmond, à 2,10$/heure, le salaire minimum de l’époque. Je gagnais 84$ par semaine et je payais une pension de 15$ à mes parents. Après quelques mois, je me suis rendu compte que ce n’était pas pour moi ce travail.

De retour au Tournesol, je me suis impliqué dans le journal étudiant, la radio étudiante et surtout la Coop étudiante. Qui est-ce que j’ai rencontré qui faisait aussi partie de la Coop ? Eh oui, la petite fille du haut des escaliers et du lac Brompton. Elle avait maintenant 14 ans et j’en vais 18. Elle était beaucoup plus mature que les filles de son âge. Je la trouvais toujours aussi belle. Quand elle était dans les parages, je me sentais bien.

J’habitais avec deux amis, dans un logement au coin de la 3 et de la rue St-Georges. Un soir, avant les Fêtes, nous avions fait un petit souper avant la soirée de danse du vendredi soir. Elle était venue avec d’autres amis qui faisaient aussi partie de la Coop. Un moment donné, tout le monde était rendu dans la cuisine, prêt à monter jusqu’à la 6e avenue, là où on allait s’amuser. J’étais avec elle dans le salon et je ne me souviens pas comment ça s’est passé, mais nous nous sommes embrassés et mon cœur s’est mis à battre plus fort. Nous sommes devenus des amoureux. Pour quelques mois. Et non, pour les plus curieux, nous n’avons pas eu de relation sexuelle.

L’année suivante, je suis parti pour gagner ma vie en faisant de la musique dans les bars partout à travers le Québec. Je suis venu jouer dans ma ville à l’Auberge des Cantons en mai 1979. Elle est venue me voir jouer et nous avons repris ensemble. Quelques mois, encore là, parce que l’amour à distance, ça ne se vivait pas très bien. À part s’embrasser, rien de très physique, haha… Niaiseux ? Je dirais plutôt, pas prêts à aller jusque-là. Trop de respect…

Nous nous sommes perdus de vue pendant un bon 5 ans, pendant que je vivais à St-Pierre-les-Becquets et que je faisais toujours la tournée des bars de la province. Puis, je suis allé vivre à Trois-Rivières pour faire une session au CEGEP de l’endroit. Enfin, je n’ai même pas terminé la session.

1984, j’étais en visite chez ma mère à Windsor et j’ai revu celle qui avait été mon amoureuse. Nous avons jasé, nous avons vu qu’il y avait toujours quelque chose de fort entre nous deux, mais elle avait quelqu’un dans sa vie. Ça m’attristait de devoir repartir. Un après-midi, je prenais l’autobus pour Drummondville et j’avais une heure d’attente avant de reprendre la route vers 3 Rivières. J’étais assis sur le bord des fenêtres du terminus à Drummondville, perdu dans mes pensées, quand j’ai vu apparaître une voiture que je reconnaissais dans le stationnement. C’était elle. Comme dans les « vues », elle est entrée en me disant que c’est elle qui me reconduirait chez moi. Mon cœur n’a probablement jamais battu aussi fort que cette fois-là, en tout cas, pas avant cette journée. Elle est venue chez moi, elle a appelé son chum pour lui dire qu’elle ne rentrerait pas à la maison. À partir de ce moment, nous sommes vraiment devenus des amoureux et nous avons fait l’amour comme des dieux (est-ce que les dieux font l’amour ?), en tout cas c’était merveilleusement bon…

J’ai déjà beaucoup écrit (777 mots que ça dit) et moi qui aime les 7, ça doit être chanceux. Mais je ne peux pas vous raconter la suite de cette histoire d’amour, ça prendrait minimum 2 autres pages…

Je vais vous laisser en vous disant ce que vous risquez de voir si vous lisez la suite dans quelques jours, peut-être : une histoire d’amour qui ferait pâlir Roméo et Juliette ; un mariage ; presque 8 ans de vie pas très commune ; une séparation difficile…

Comme j’ai déjà lu : À SUIRE…

Daniel-Nicolas Lapierre

Auteur: Daniel-Nicolas Lapierre

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