Je vais TRÈS bien, merci !

Je vais TRÈS bien, merci !

Ah lala… ! Pourquoi faire compliqué ?

Je m’arrête déjà pour me demander si j’aurais dû mettre «compliqué» à l’infinitif,  haha…

Je vous parlerai juste de mes derniers mois, en essayant de ne pas prendre une journée pour écrire une journée, sinon le texte, je le publierai au mois d’octobre.

Disons que j’ai passé un long hiver à ne pas sortir beaucoup de chez moi. Pour ceux qui ne connaissent pas mes antécédents, mettons que j’ai ce qu’on appelle un trouble limite de la personnalité avec des troubles sévères d’anxiété généralisés. Petit moments dépressifs avec ça. Suivi…

À chaque année, je vis une passe qui a une durée variable. Passe où je m’enferme sur moi-même, chez moi, et là c’est l’enfer ou pas loin, comme je n’y suis pas encore descendu pour vrai, ça viendra (rire démoniaque) ! Comme l’impression de marcher sur un fil à 1 000 pieds (dans les 350 mètres) avec absolument rien en-dessous. Sauf que je suis médicamenté. Mais par bouts, cette médication, j’ai l’impression qu’elle ne fait plus la job. Alors, je vais voir mon psy, mon médecin qui change mes doses et parfois une pilule ou deux… Sevrages pas toujours faciles.

Je ne vais pas bien ? Je ne souhaite pas qu’on me voie dans cet état. Je me fais la vie dure. Y a des tounes qui tournent en boucle dans ma tête tout le temps que je suis réveillé. Alors, j’essaie de dormir. Des bouts de 3-4 heures, entrecoupés. Des cauchemars qui font que quand je me réveille, j’ai peur de me rendormir au cas où ils continueraient… Les yeux fermés, réveillé, j’ai l’impression que je ne vois pas le temps passer et ça me paraît mieux ainsi…

«Ça me paraît», parce qu’en réalité, les minutes sont longues. Quand on dit «vivre une journée à la fois», dans mon cas, ce sont des 5 minutes à la fois… Puis la peur : d’avoir peur, de faire de l’anxiété si je sors, si je vais à l’épicerie, si je vois du monde. Peur qu’on me trouve plate. Peur de recommencer à zéro, moi qui avais fait de grands pas les mois précédents, les années précédentes. Personnellement, dans ces passes, je n’aime pas qu’on me dise : «botte-toi le cul», «ben voyons, arrête de t’en faire»… Si vous saviez comme je sais ce qu’il faut que je fasse pour être bien et je suis comme paralysé, incapable de JUSTE vivre ! Je me mets tellement de pression, pas besoin de celle des autres, même si je sais bien qu’on ne fait pas ça pour me faire du mal…

Et puis, vient un moment où, comme par magie, je reprends des activités. Je reprends contact avec la vie, les gens, les amis, la famille… Et me rends compte qu’autour de moi, je n’ai QUE des belles personnes qui m’accueillent comme je suis, sans me juger. Les PEURS, elles sèment des embûches, mettent des bâtons dans les roues, empêchent de vivre normalement.

Je suis allé voir ma fille, au mois de mai, qui est entrée dans sa nouvelle maison. Quel bonheur de voir qu’elle est heureuse dans son nouveau chez elle. De voir mon petit Monsieur Vous (mon petit-fils de 3 ans et demi) me courir après, me demander de lui raconter des histoires (mais faut que j’invente) et il rit tellement bien, hahaha… Passer deux journées avec eux, ma blonde et le chum de ma fille : du pur bonheur. Je joue à quatre pattes, un gamin sur mon dos. Je me lance une balle avec lui. Je reviens un peu le dos en compote, mais je m’en fous, j’ai eu du plaisir.

Et c’est parti, je suis content d’avoir réussi à trouver la poignée de porte, qui, est sur la porte ! C’est bien fait quand même, non ? 😉

Je me mets à appeler ma fille à presque tous les jours. Juste d’entendre sa voix me donne de l’énergie pour des jours. Et d’entendre la voix de mon petit-fils derrière, me rappelle la voix de ma fille quand elle était toute petite. Je recommence à jouer au golf, un sport que j’affectionne depuis l’âge de 8 ans. ET, je réponds au téléphone, ce que je ne fais pas dans les périodes plus «sombres». Je vais voir mon psy, je vais voir mon amie massothérapeute qui m’aide énormément. La vie reprend.

Je me mets à récrire sur mon blogue. Si une toune vient pour s’installer en boucle, je la chante à tue-tête ! Elle va finir par partir. Quand je retouche à mon piano (qui a amassé la poussière pendant des mois) c’est pour le nettoyer, hahaha…. Quelques chansons, improvisations, retour vers mes compositions, des balades, bonheur !

C’est simple la vie. Je ne travaille plus, j’ai du temps en masse. J’en ai assez perdu. Alors, la semaine passée, 5 parties de golf : à Sutton, Asbestos, Drummondville, St-Hyacinthe, Granby. Toujours avec des amis avec qui je me sens bien. Il a tellement fait beau, j’ai hâte à demain (mardi) déjà. J’irai jouer à Acton Vale tiens. Et en conduisant vers le terrain de ces villes, je chante, je crie «LA VIE EST BELLE»… Mon score fluctue un peu, mais je ne m’en fais pas trop. Je ne compétitionne  plus, je veux que tout soit facile et le demeure. Bien sûr, 2-3 coups ratés me font «un ti-peu bouillir le sang» ,mais je me sens VIVANT, c’est ce qui compte. Je peux maintenant rire, pleurer, mais pas des pleurs d’une tristesse à vous fendre l’âme là. Non, pleurer en regardant des photos de ma fille, mon petit-fils, tellement je les aime. Pleurer devant la télé en voyant les Pingouins transporter la coupe, en voyant des millionnaires heureux comme des petits enfants. En écoutant un film de série B…

J’ai TOUT ce qu’il faut : pas riche, mais pas pauvre ; du temps en masse ; du monde merveilleux autour de moi ; la capacité de faire du sport, de la musique, écrire… Soyez heureux que je vous dis. Je m’arrangerai bien pour être comme vous. Haha…

C’est simple la vie ! Pourquoi faire compliqué ? Compliquer ? Compliquai ? Compliquez ? Héhé…

Daniel-Nicolas Lapierre

Auteur: Daniel-Nicolas Lapierre

L’ADN, je l’ai reçu, comme tout le monde a reçu le sien. Mon ADN, je le partage avec le monde, le mien. Ajoutez le vôtre !

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4 Commentaires

  1. Salut Daniel
    J’ai beaucoup aimé ton texte , je me demande et bien sûr si tu veux me répondre seulement,Pourquoi quand tu te sens mal ,laid ,moche ,Plate ,déprimer et j’en passe pourquoi tu ne visualises pas les moments où tu te sens euphorique comme ceux que tu nous décrits si bien ?? Afin de replonger et te recentrer rapidement sur les petits bonheurs de la vie ? Ca pourrais sûrement diminuer la longueur de tes déprimes ,non ?? Aide moi à comprendre ,ce n’est pas un jugement de ma pars mais bien de l’incompréhension ,merci xxx

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    • Daniel-Nicolas Lapierre

      Allô Isabelle ! Ton truc est bon. La seule chose, c’est quand je vis des passes de déprimes, qui font que je ne m’aime pas, tout devient noir… Je n’ai plus le goût de rien, parfois même plus le goût de juste vivre, alors je ne cherche pas de moyens pour en sortir rapidement. C’est fou, mais c’est comme ça. SAUF que… j’arrive pas pire à m’en sortir plus rapidement, d’année en année. Je ne sens aucun jugement dans ton mot mon amie, ne t’en fais pas. 🙂 Merci beaucoup ! xx

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  2. Merci pour ton texte, ton vécu.
    On se ressemble un peu, pas mal, je dirais.
    J’ai beaucoup apprécié te voir chez-moi il y a quelques semaines. On a eu beaucoup de plaisir a`se remémorer des anecdotes de notre jeunesse. Après ça a bien fini avec le spectacle de la chorale dont ta soeur et ta nièce font parties.
    Je me demande ce qu’Anna dirait aujourd’hui dans tes moments d’isolement?
    Je te souhaite un bel été, plus beau que celui de l’an passé mais moins que celui de l’an prochain.
    J’espère pouvoir aller prendre un café chez-toi et voir où tu l’a accrochée.
    Salut et à la prochaine

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    • Daniel-Nicolas Lapierre

      Salut Ronny ! Anna dirait qu’elle prie pour moi, pour que j’aille bien… (j’ai le motton qui monte là…) J’ai remarqué, effectivement, qu’on se ressemble assez, pas mal. On reprend ces jasettes avec plaisir, c’était très agréable. 🙂

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