La détente totale

La détente totale

L’ego est important, ça dépend de la grosseur qu’il a. Quand il occupe trop d’espace dans la boîte crânienne, il commence à être temps de s’en occuper ou plutôt de l’envoyer voir s’il n’est pas ailleurs. J’ai déjà comparé l’ego au petit hamster qui tournoie sans cesse (je ne suis pas le seul à le voir ainsi).

Le seul moment où j’ai remarqué qu’il n’est plus là du tout, c’est en faisant l’amour. Le bien-être qu’on ressent est alors si grand que c’est le temps où on pourrait me demander n’importe quoi, je donnerais tout pour rester dans cet état qui me laisse gaga. Les gros ronds de bave se dessinent sur l’oreiller, si ma tête est encore là. Trop d’images ? Bon…

Mais j’ai découvert d’autres moments où plus rien ne me dérange. Bien sûr pour moi il y a la musique. Quand je suis dans ma bulle, rien ne pourrait me déranger. Avec mes gros headphones sur la tête quand je pianote, ne venez pas me toucher, vous risqueriez de me donner un choc immense. Mais il y a deux autres «médium» qui m’envoient dans un état léthargique : la massothérapie et le yoga.

Depuis des années que je me permets de dépenser pour être bien. J’ai connu quelques massothérapeutes qui m’ont fait du bien. Mais depuis plus d’un an, j’ai rencontré LA meilleure de toutes. Et depuis, je la vois aux deux semaines pour des séances de 90 minutes. Pour bien des gens, on pourrait penser que ça peut me coûter cher pour une activité, haha… Mais je me suis dit que je valais bien le montant que j’investis dans mon bien-être. Parce que je suis immensément bien à chaque fois que je me rends à Lachine, une ride de 35 minutes aller, des fois un peu plus long quand je reviens sur la Rive-Sud par le pont Champlain. MAIS, au risque de me répéter, l’investissement argent-temps en vaut la peine. 

Susie Jeaurond (cliquez son nom pour aller sur sa page) est une massothérapeute agréée qui prend son travail bien au sérieux. Elle a des connaissances incroyables et elle trouve mes points sensibles sans que j’aie à les lui montrer. Et le 90 minutes s’étire parfois sur 2 heures. Parce qu’elle prend le temps de s’asseoir, de poser des questions, avant ET après le massage, pour connaître mes états d’âme et elle reçoit tout cela dans une écoute remplie de compassion, quand j’ai un peu le mal de vivre ou autre «déficience». Faut pas oublier que j’ai des problèmes d’anxiété sérieux. Elle peut m’expliquer que tel muscle est relié à tel autre endroit et me donne des trucs pour que chez moi, je m’adapte mieux à mes positions de travail à l’ordinateur. Des mouvement à faire pour que mon corps se sente mieux pendant les pauses…

Cette jeune femme professionnelle jusqu’au bout des doigts (elle a choisi le bon métier) réussit chaque fois à me détendre, en traitant mes muscles endoloris, mes tendons tendus… Pendant qu’elle s’occupe de moi, je n’ai plus conscience de rien, ou presque. Je me détends, en écoutant une musique inspirante et je me laisse aller dans un état semi-comateux. Tantôt je sens mon dos comme s’il était une patinoire pour des patineurs artistiques. Un autre tantôt, je me vois dans une prairie où tout est calme et paisible. Un ruisseau coulant à travers les champs où le soleil brille de ses plus beaux rayons… Aucune dope, mais de la dopamine. Je me répète mais cliquez sur son nom en bleu si vous voulez découvrir une jeune femme douée pour aider les autres. Pour moi, un habitué des massages, c’est clair ! Et je n’ai fait qu’effleurer le sujet…

Depuis un mois, j’ai commencé des cours de yoga, avec ma presque nièce Joëlle Castonguay. Je la connais depuis qu’elle est toute petite et elle enseigne maintenant le yoga, en ajoutant un peu de toutes les connaissances qu’elle a, qui tournent autour du bien-être personnel de l’être humain. Nous sommes une quinzaine, et je connais la moitié des gens qui vont voir Joëlle. C’est donc dans la totale convivialité que se déroulent les séances.

Une heure quinze non-stop de mouvements dans lesquels la respiration occupe toute la place. Mais on ne commence jamais sans s’être mis dans un état de réception où Joëlle nous emmène. On prend conscience qu’on est venus chercher quelque chose pour nous, dans le respect de notre corps et de ceux qui nous entourent. Aucun jugement de qui que ce soit vis-à-vis les autres, et aucun jugement dans le fait qu’on réussisse bien, très bien ou moins bien. Et tout le long des positions que nous prenons, notre yogi nous rappelle souvent que c’est correct, que c’est bien… Et sa voix, le rythme, ces «directives», son déplacement autour de nous, tout est parfait pendant qu’on s’exécute en ne cherchant pas la perfection. On ne finit jamais sans avoir remercié notre corps de nous donner toute l’énergie nécessaire à la vie !

Pour être plus clair et me concernant, pour un gars qui a passé sa vie dans le monde de la compétition sportive, mon ego a trouvé ça difficile au premier cours. Mais depuis, je m’amuse et j’arrête de me juger comme je le faisais auparavant. Au diâble la performance, vive le plaisir et l’oxygénation de tout mon être. À la fin, étendu au sol, en sueurs, mais le sourire aux lèvres, je laisse mon tapis se délecter de ma salive qui sort de ma bouche bêtement ouverte, haha… Un autre moment où on pourrait me demander n’importe quoi, je donnerais tout pour être dans cet état, en permanence. Et là, il est 3 h 45, mon cours s’est terminé à 20 h 30, j’en ressens encore les bienfaits.

Voilà, je voulais prendre le temps de vous faire savoir comment je prends soin de moi dernièrement et en même temps, je voulais remercier la vie et deux personnes qui offrent la possibilité à mon corps de ressentir les bienfaits de la massothérapie et du yoga. Y a pas une pilule qui m’a donné ces buzz.

Susie et Joëlle, je vous remercie pour ce que vous faites pour moi et les autres, je vous aime pour ce que vous êtes : des jeunes femmes qui s’investissent pour le bien-être des autres. En plus, vous êtes, toutes les deux, de belles personnes remplies d’humilité et d’humanisme. Vous êtes exactement le genre de personnes qui m’aident grandement.

Et vous qui me lisez ? Comment prenez vous soin de vous ? 🙂
  

Photo de Hélène Hébert, photographe, graphiste.

Daniel-Nicolas Lapierre

Auteur: Daniel-Nicolas Lapierre

L’ADN, je l’ai reçu, comme tout le monde a reçu le sien. Mon ADN, je le partage avec le monde, le mien. Ajoutez le vôtre !

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1 Commentaire

  1. Bravo Dan pour ton texte et cheminement….Moi ce sont les Cours se Sylva Bergeron qui m’ont beaucoup aidé À livrer bataille à l’orgueil et la timidité cela nous fait vaincre la peur du ridicule et cette magnifique victoire est un gage de succès pour l’avenir. Je suis en constante gratitude depuis ce cours et j’y retourne gratuitement à toute les semaines puis je suis graduée.
    C’est une belle séance de positivisme dans la vie. ON A TOUT POUR SE GUÉRIR LE PROBLÈME C’EST QU’ON S’EN SERt PAS. Au plaisir de se revoir mon ami ☺

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