Le golf

Le golf !

Je sais qu'il faut avancer, mais y a de ces photos, de ces jours où on reculerait dans l'temps. Mes sens sont allumés : odorat, ouïe, vue...


Je suis devant une photo du terrain de golf de Windsor que Rosaire Bachand a mise sur Windsor QC Facebook. Je suis un peu, pas mal dans la lune... J'ai commencé à jouer là à 8 ans. J’en suis à ma 49è année de golf et j'aime toujours ça. Ça aura quand même été le terrain où j'ai joué le plus de parties... et de loin. C'est LÀ que la piqûre a été « pognée ».


Les odeurs de l'herbe fraîchement coupée me remontent au nez en ce moment... Je sens l'odeur de l'orangeade Crush qui pétillait en sortant de la machine à liqueur qu'il y avait dans les vestiaires. J'entends le son du verre en carton qui tombait et du remplissage à ras-bord pour 10 cents... Il me semble que les dix sous ne me servent plus à rien maintenant ! Le son des crampons de métal sur le tapis caoutchouté dans le club house. Je vois le piano qu'il y a avait dans la grande salle en sortant du vestiaire : mes amis me demandaient de jouer et je le faisais, c'était notre break entre 2 neufs.


Cette salle qui a servi pour des banquets, remises de trophées. Des showers, des noces ; celles de ma sœur (journée où les Lapierre avaient joué 2 trous avant le souper parce que ce sont des maniaques, mon père le premier !) Ma sœur avec sa robe de mariée sur le terrain : des fous du golf j'vous dis.


Ados, après 36-45 ou 54 trous de golf, on allait manger (notre chez-nous n'était jamais assez loin pour qu'on passe sous la table) et on revenait pour jouer au tennis, sur le ciment qui n'allait pas en s'améliorant au fil des ans. Mais des heures de plaisir, infatigables que nous étions. Et on fermait nous-mêmes les lumières du tennis en repartant, on ne brisait rien parce que c'était « notre » terrain de jeu, comme si ça nous appartenait. Aurait pas fallu que des jeunes qui n'avaient rien d'autre à faire viennent péter des bouteilles sur notre terrain, parce que...


Je me rappelle de Fly Talbot, de monsieur Fortin, entre autres, qui coupaient le gazon avec le tracteur et qui nous envoyaient la main pour nous faire signe de frapper, sourire aux lèvres de voir des jeunes s'amuser, j'imagine : à moins que le soleil leur faisait plisser les yeux étirant ainsi les commissures de leurs lèvres ? En tout cas, je voyais des sourires moi. Rarement ou jamais j'oserais écrire, des faces de bœufs sur le terrain, sur le tennis et même dans le club de curling...


Jeunes adultes, on se ramassait une bonne douzaine, une seizaine pour former 3-4 équipes et on allait jouer au curling. Le père de Marshall Robb était le barman du club de curling et les membres nous faisaient confiance, Monsieur Robb nous prêtait les clés et nous permettait d'aller jouer. Ils avaient raison de nous faire confiance car jamais on a brisé quoique ce soit. Et on apprenait ensemble les rudiments de cet art de faire glisser la pierre (j'avais un nom prédestiné) sur cette glace « frissonneuse ». « Balaie... non arête... allez... woh... Yeah ! » Ça criait d'un bout à l'autre, pendant dix bouts... Et les hugs des victorieux, les poignées de mains. Et je me souviens d'avoir été skipper, j'étais fier d'avoir gravi les échelons... Hahaha... Merde, mon sourire fait place à des sourcils quelques peu froncés...


Je n'ai pas peur de vieillir, je m'ennuie quand même de ces moments de jeunesse à Windsor, avec MON monde : les amis de mon âge, des plus vieux que nous. Tsé à 16-17 ans, quand tu joues avec quelqu'un de 19-20 ans ou plus : une fierté de sentir qu’on a le droit de côtoyer les plus vieux... C'est comme si un privilège nous était accordé en pouvant jouer avec eux. Jamais on ne s'invitait, ça partait d'eux : une forme de respect, de hiérarchie de l'âge : c'était comme ça et c'était correct...

 

Windsor, golf ?

Je suis descendu au mois de juin. Nous sommes allés jouer au golf à Asbestos, nous avons soupé au Tournesol où je n'avais pas mis les pieds depuis des siècles et des siècles amen ! Une superbe journée en compagnie de mes amis Éric Grenache, Chantal Vertu, Brigitte Vincent, Claude Côté... Revoir ensuite les Silvain Corriveau, Claude Durand, Pee-Wee Salois, Yves Salois, Pocheton Dumas, leurs conjointes. Stéphane Vallières, les frères Normandin, Sylvie Bureau et son journaliste. Les sœurs France et Jocelyne Bachand toujours aussi belles et la relève est là, la fille de France, wow ! 🙂 Le gars de Jocelyne, le grand Carl qui gèle la balle solide... Sam Grenache et ses amis, belle p'tite gang. Et j'en nommerais plusieurs comme ça. Une journée et une soirée pour aider les jeunes étudiants qui nous ont servi un repas délicieux, qui nous ont agrémentés de leur musique (y a du talent). Les bénévoles avec des sourires qui sentent vrais, merci à Annie Lussier, à l'animateur de la soirée, aux filles sur le terrain (photos, breuvages, concours...) Une journée où jeunes et moins jeunes ont joué au golf et se sont réunis pour fêter tout en aidant.

 

Ce qui m'a rappelé qu'à Windsor : y a du talent, les âges se mêlent sans problème... Tout ça, une seule photo me l'a fait écrire. Mon texte est peut-être décousu, ça fait peut-être coq-à-l'âne ? Je laisse ça spontané. Il a coulé de mon coeur à mes veines, vers mes doigts, en passant un peu par le cerveau (j'espère !) pour vous être livré tout chaud, tout frais, selon...

 

Une photo vaut mille mots qu'on dit ? J'ai un compteur de mots, parce que j'écris beaucoup et parfois je suis limité (une chance pour les autres) à X mots. Savez-vous quoi ? Mille mots.  

Voici l'image qui m'a inspiré les mille mots.
C'est le vert du numéro 4, anciennement le 6 à Windsor, QC
et le club-house en arrière-plan. Cliquez pour agrandir. 

Daniel-Nicolas Lapierre

Auteur: Daniel-Nicolas Lapierre

L’ADN, je l’ai reçu, comme tout le monde a reçu le sien. Mon ADN, je le partage avec le monde, le mien. Ajoutez le vôtre !

Partager cet article sur

4 Commentaires

  1. C’est vrai que c’est plaisant de revoir la gang.
    Elle est où ta photo, moi aussi je veux la woirrrr.
    Encore merci pour ce X mots

    Laisser une réponse
    • Daniel-Nicolas Lapierre

      Merci de me lire mon ami. Je viens d’ajouter la photo… 🙂 Au plaisir.

      Laisser une réponse
    • bonjour dan, t es vraiment douer pour l ecriture. j aime beaucoup te lire, c est comme une melodie.. bye . polo

      Laisser une réponse
      • Daniel-Nicolas Lapierre

        Merci beaucoup mon ami Polo ! Bien gentil de me laisser un p’tit mot comme ça. 🙂

        Laisser une réponse

Ecrire un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *