MA plus grande fierté

MA plus grande fierté

 

Salut ! Souvent, je vous écris et je vous mets des photos de mon petit-fils sur ma page Facebook. Ou je vous parle de moi, de ma vie, mes expériences... Ce soir, je vais vous «parler» du plus grand Amour qu’il y a dans ma vie ; la maman de Monsieur Vous, ce petit être qui me remplit de joie et de chaleur à chaque fois que je le vois, le prends dans mes bras, m’amuse avec lui…

 

Claude, même si je te l’ai dit souvent, tu ne pourras jamais savoir à quel point tu es extraordinaire à mes yeux ; à quel point tu réchauffes mon cœur depuis que tu es apparue dans ma vie en juillet ’92. Quand je te disais que je t’aimais plus que L’Univers entier, je l’ai toujours dis avec la plus sincère des vérités.

 

Tu sais ma fille, je suis tellement heureux de te voir grandir, de voir comment tu passes à travers les «étapes» de la vie. Tu as une si belle façon de voir les choses. Encore, quand tu vois un coucher de soleil, un décor merveilleux, des choses que bien des gens ne voient plus, TOI, tu prends le temps de t’arrêter pour saisir chacun de ces moments qui font que les petits bonheurs deviennent grands.

 

Notre vie a changé quand ta mère et moi nous sommes séparés, mais jamais je ne t’ai sentie loin de moi. Quand tu passais des soirées, des fins de semaine avec moi, nous avions nos petites habitudes : on en a monté des jouets de plastique avec les chocolats Kinders machin… On en a écouté des films ensemble, tu connaissais toutes les répliques par cœur. Je m’excuse si je ne voulais presque jamais écouter les *$(&*V de Télétubies : «Po veut un câlin», avec sa grosse TV en plastique sur le ventre qui nous montrait non pas une, mais deux fois la même vidéo. Je n’aimais pas qu’ils te prennent pour une tarte, tu comprends ? Quand tu me demandais de te raconter des histoires avant de t’endormir et que tu tenais à ce que je les invente, comme j’étais fier que tu préfères mes histoires bizarres aux Cendrillon et compagnie… Quand je m’endormais l’après-midi et que tu me faisais des dessins dans le dos avec des crayons-cire, haha… Mon dos a été une œuvre d’art plus qu’une fois !

 

Tu as grandi en aimant les animaux, comme beaucoup de petites filles. Mais toi, tu en as sauvé quelques-uns qui avaient été abandonnés sur le bord de la route. Assez pour qu’on fasse un reportage sur toi dans l’hebdo régional. Et le pire, c’est qu’il a fallu que j’aille à l’écurie, te voir monter à cheval, pour découvrir l’article : trop humble pour dire à son père qu’elle avait «passé» dans le journal. C’est toi ça. Tu as toujours eu de la compassion pour les être humains et les animaux. Tu as aidé beaucoup d’ami(e)s dans le besoin. Jamais tu ne te ventes de quoi que ce soit, c’est en toi et ça reste en toi.

 

Claude, tu as toute mon admiration, depuis toujours. Peu importe ce que tu as choisi ou choisiras de faire, tu auras mon appui inconditionnel… Bon, probablement qu’il y aurait des choix discutables, mais je sais que tu feras les bons «moves», j’ai une confiance «presque» aveugle en toi. Presque, parce que lorsque tu m’écris et que j’attends un document avec le message, je dois souvent attendre un deuxième message pour recevoir ledit document, avec un «Opussss» au début… je ris tout seul. Mais bon, tu n’es pas parfaite et je souhaite que ça ne soit pas un désir pour toi, de le devenir.

 

Je sais que tu n’aimeras pas que j’écrive cela devant «public», mais à l’école, on t’avait classée comme une élève «surdouée» (faut pas le dire, chut…) mais pour moi, tu vois, tu es une surdouée pour ce qui est de la compréhension de la vie. Tes ambitions sont celles d’une jeune femme hors de l’ordinaire. Tu as le potentiel pour faire ce que tu veux dans la vie et tu choisis de chanter (mais pas devant public) d’écrire (mais pas prête à ce qu’on te lise), de fonder une famille, d’être là pour tes enfants… Pendant que beaucoup de jeunes filles ambitionnent de devenir riches et célèbres, toi, tu es l’humilité en personne. Je suis un de tes fans, pardonne-moi. 😉  

 

Claude, tu as fait ce qu’il y a de plus beau qu’un être humain puisse faire, et que seules les femmes peuvent faire : mettre un enfant au monde. Et malgré que tu aies eu à «l’élever» presque seule, tu as aidé ce Monsieur Vous à devenir un p’tit bonhomme magnifique, doux, intelligent, drôle, émerveillé… Tu as TOUTE mon admiration.

 

Et que dire des conversations que nous avons régulièrement ? Tu me fais tellement rire avec ton humour intelligent, vive d’esprit comme tu es. J’adore discuter avec toi et ce, depuis toujours. Même toute petite, tu retenais toute mon attention, tellement tu étais intéressante à regarder aller… À quel point tes remarques étaient pertinentes !

J’ai vécu de beaux moments depuis que tu es au monde, ils seraient longs à (d)écrire. Je vais m’arrêter sur deux événements qui se sont passés récemment, pour que tu saches à quel point je suis content d’avoir le privilège de partager du temps avec toi.

 

Quand je suis allée te voir, en octobre je crois... Au moment de la sieste de James, je l’ai pris dans mes bras et je lui ai chanté la chanson que je te chantais à son âge, instinctivement. En le berçant contre moi, je sentais son souffle dans mon cou, sa respiration calme… Comme la tienne dans le temps. J’avais les yeux fermés et je chantais : «…la nuit court après le jour, le jour court après la nuit…», du grand Passe-Partout quoi ! Quand j’ai ouvert les yeux, sentant que James s’était presque endormi, j’ai croisé ton regard. TU avais les yeux remplis d’eau, les miens se sont mis à imiter les tiens. On a déposé James dans son lit, je suis sorti de la chambre, ébranlé un peu… Tu en es ressortie deux minutes plus tard, me disant qu’il s’était endormi «étrangement» très vite et, en me regardant, tu as dit : «c’est un beau moment, ça, papa…», de ta voix la plus douce.

 

Quand tu es venue chez nous après le Jour de l’An, on chantait comme des fous… Chacun notre tour, une chanson. Un moment donné, tu as dit que tu voulais en faire deux. Et tu as chanté les chansons que ta mère et moi te chantions quand tu étais toute petite, la sienne, la mienne. Avec ta voix douce, «chambranlante» d’émotions et tu as mis tes mains devant tes yeux…  Comme si tu étais gênée. Et tu les as chantées au complet, même avec la gorge nouée. Un autre beau moment ça…

 

TU es si belle ma fille, j’ai hâte de te revoir, de te reparler, de te regarder avec ton amour de Bébé James, Macaroni, Monsieur Vous… Le p’tits gars aux surnoms multiples. Celui que tu «équipes» d’une admirable façon pour faire face à la vie. Je t’aime Claude, je suis un père si fier. Merci d’être dans ma vie, depuis presque 23 ans. Ne change JAMAIS ! xx

Daniel-Nicolas Lapierre

Auteur: Daniel-Nicolas Lapierre

L'ADN, je l'ai reçu, comme tout le monde a reçu le sien. Mon ADN, je le partage avec le monde, le mien. Ajoutez le vôtre !

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2 Commentaires

  1. Super beau texte. J’aime comment tu m’amènes à découvrir des pages du livre de ta vie. J’aime le bonhomme que je découvre, j’ai envie d’en connaître plus sur le parcours que tu as parcouru pour devenir celui que tu es aujourd’hui.
    Ton premier moment que tu nous racontes m’a moi aussi ébranlé. Je suis content de lire ton bonheur, à travers tes textes je vais vivre tes pages de vie où je n’y étais pas. J’ai eu le bonheur de voir Claude qu’une fois mais quelle fois. Une petite bonne femme éveillée, souriante et belle à croquer.
    Bravo pour votre complicité, chanceux que vous êtes.
    Amitié Pépé

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    • Daniel-Nicolas Lapierre

      Encore merci ! Je me souviens de la soirée où tu as vu ma belle Claude. Ça fait déjà 8 ans et demi. On n’attendra pas aussi longtemps avant la prochaine. 🙂

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