Souvenirs d’enfant-adolescent

Souvenirs d’enfant-adolescent

Windsor, Québec

La petite ville où je suis né. 5 367 habitants au recensement de 2011. Je ne sais pas combien nous étions en 1958, mais je sais que plusieurs enfants sont nés cette année-là. Parce que quand je jouais au hockey, il y avait une équipe inter-cité et 4 équipes locales. Sans compter les filles. Je me souviens même que le prénom Daniel était assez commun. Lorsque je jouais Moustique Inter-cité, nous étions 5 Daniel dans l’équipe !

En 1966, si mes souvenirs sont bons, mon père a décidé de faire bâtir une maison sur la rue Frye Est, les derniers développements à l’époque. Et la même année, il y avait un tirage d’une voiture lors d’une soirée de hockey à l’aréna où les Papetiers évoluaient. Et qui avait gagné ? Ma mère ! Une Pontiac Strato Chief de l’année. Je me souviens qu’il y avait plein de gens dans la cour chez nous, rue Elm, maintenant Lemire (avant que nous ne déménagions). Ce qui me fascinait, c’était la tête d’Indien qui apparaissait en bleu quand mon père mettait ses lumières sur les «hautes»…

Mes parents ont toujours été pas mal chanceux. Je me souviens que lorsque mon père allait aux courses de chevaux à la piste de Sherbrooke, il gagnait souvent. Mais moi j’étais moins chanceux… On avait un petit frère qui avait 9 ans de moins que moi et il fallait que quelqu’un le garde quand mon père et ma mère allaient gager. Mon père, comme récompense, donnait 10% de ses gains à celui ou celle qui garderait. On avait chacun notre tour. Un dimanche, c’était à moi de garder et j’avais dit à ma sœur qu’elle pouvait le faire, je ne voulais pas. Mon père avait gagné 550$ cette journée-là, donc 55$ pour ma sœur, au lieu de moi. Imaginez, c’était au début des années ’70, ça faisait du fric pour une jeune de 14-15 ans… J’ai regretté cette journée-là, ha haha !

Dans cette nouvelle maison, avant que le sous-sol ne soit fini, il y avait des poteaux. Mon frère et moi avions 7 et 8 ans environ et dans notre imaginaire d’enfants, on avait un de ces poteaux dans la garde-robe et on pouvait l’emprunter pour descendre (comme Batman le faisait) et nous retrouver ensuite dans le petit sous-bois tout près de la maison, qui nous servait de «Bat Cave». Nous étions des héros.

Dans mes souvenirs les plus marquants dans le sport, je me rappelle qu’au niveau Bantam, au baseball, on était champions de L’Estrie et que j’avais été nommé jouer le plus utile à son équipe, ex-aequo avec Serge Dubois, que je considérais comme le meilleur joueur de notre troupe de jeunes de 13-14 ans. J’ai toujours ce trophée, un des rares que j’ai gardés. J’étais tellement surpris et heureux à la fois…

D’autres bons souvenirs ? Pee-wee, encore au baseball. On avait gagné aux Jeux du Québec, section Estrie. Quelle fierté ! Nous étions 4 Lapierre dans l’équipe. Nous formions l’avant-champ presque au complet. Lors de la finale, je lançais, mon cousin Denis Lapierre jouait au premier but, mon autre cousin Marcel Noreau (Huguette Lapierre, sa mère) était au deuxième but et mon frère Jean-Marc était au troisième but. J’ai gardé la médaille d’Or de ces Jeux ainsi que des découpures des journaux qui faisaient état de ce fait, 4 Lapierre dans la même équipe championne. J’ai aussi gardé la balle du match qui avait été signée par les joueurs et les entraîneurs. Souvenir de 46 ans ! Je me rends compte qu’on vieillit tous, quand je vois qu’il y a quelques «disparus» depuis qu’ils ont mis leurs signatures sur la balle…

À l’époque à l’aréna, il y avait du patinage libre, avec de la musique. Nous, les gars, on attendait cette journée avec fébrilité. C’était le temps où on allait demander à des filles si elles voulaient patiner avec nous. J’étais tellement gêné que je faisais mes demandes via un ami. «Dan Lapierre veut savoir si tu veux faire quelques tours avec lui». Je ris en l’écrivant. Quand une fille acceptait, je passais à côté d’elle, je lui prenais la main et j’essayais d’aller le plus vite possible pour l’épater j’imagine. Tout ça, sans lui dire un mot, sans la regarder. Nous savions que c’était terminé quand je lui lâchais la main, après avoir ralenti bien sûr. J’avais quand même de la classe, haha ! J’aurais donc aimé ça que les filles fassent les premiers pas.

Ben voilà, aujourd’hui je n’avais que ça à vous faire part. Le début d’année m’apporte vers le passé, vers mon petit village où je finirai peut-être mes jours. Je songe à retourner vivre dans mon coin de pays, en Estrie…

Hey ! Bonne année 2017 et merci de passer me lire de temps en temps, j’apprécie. Y a plein d’autres textes si vous regardez à droite, ils sont classés selon les mois… 🙂 Ne vous gênez pas pour me laisser un petit commentaire au bas du texte. SANTÉ !

Daniel-Nicolas Lapierre

Auteur: Daniel-Nicolas Lapierre

L'ADN, je l'ai reçu, comme tout le monde a reçu le sien. Mon ADN, je le partage avec le monde, le mien. Ajoutez le vôtre !

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2 Commentaires

  1. C’est du Dan « Michel Tremblay » Lapierre , ce texte-là! Que c’est plaisant de te lire! Je me souviens que mes frères parlaient de tes exploits sportifs. Eux, ils ne faisaient que de la musique et des mauvais coups…J’ai peut-être été une de ces patineuses en silence car je me souviens d’avoir patiner par la main avec des gars à qui je ne parlais pas! Ma mère était venue à l’aréna une fois et m’avait grondée.en me demandant pourquoi je n’étais pas capable de patiner toute seule! Nous, les filles, on aimait ça se faire « rider »! Ha ha ha! bonne journée mon Dan, X

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    • Daniel-Nicolas Lapierre

      Salut SAM ! Haha… «du Dan « Michel Tremblay » ! Ça ne me déplaît pas de lire ce nom près du mien. J’en ai fait des coups aussi tsé ! 🙂 Content de savoir que je n’étais pas le seul à ne pas parler à ma partenaire de patinage. Merci de passer par ici mon amie. xx

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