Texte décousu de moments présents

Texte décousu de moments présents

Je viens de me relire. Je vous avertis d’avance, je n’ai pas cherché à faire un texte qui se tienne. J’y suis allé en «temps réel», à partir du prochain paragraphe, je vous raconte ce qui se passe dans ma tête. J’avais envie d’essayer ça, spontanément… Bonne lecture.

Il est 5 heures du matin, je me lève. Habituellement, c’est à peu près l’heure où je tombe dans les bras de Morphée. Je me suis couché «tôt» hier soir et mes 6 heures de sommeil m’ont suffi. Faites le petit calcul pour savoir ce qui est tôt pour moi, haha…

La neige fine tombe doucement sur le fleuve et elle s’épaissit sous les lampadaires de la route Marie-Victorin. Tout est calme. Seul mon vieux réfrigérateur émet des sons qui semblent venus d’une autre planète. Il faisait déjà ce bruit quand je l’ai acheté il y a 15 ans et je n’ai jamais demandé à le faire remplacer, il est unique d’après moi.

Je suis assis au bout de la table dans la cuisine et sur ce pan de mur qui garde la bouffe au frais, il y a des dessins de mon petit-fils qui doit présentement dormir comme un enfant doit dormir : dans la douce tranquillité et le confort de sa demeure. J’imagine ce petit bout d’homme qui sera debout dans plus ou moins deux heures, plein de vie, réveillant sa mère pour être avec elle. Et elle, elle se lèvera en l’embrassant tendrement, comme seule une mère peut faire à sa progéniture. Elle se serrera probablement les dents tellement il est croquable cet enfant.

Pendant que ma blonde et mon chien dorment en haut, j’ai le goût d’écrire et les mots s’assemblent tranquillement sous mes doigts tapant sur le clavier. J’aime être là, en ce moment précis. Seul, à m’imaginer ce qui peut bien se passer ailleurs.

Je viens de voir passer une première voiture depuis que je suis levé. Je me demande si le conducteur et ses passagers, s’il y en a, reviennent ou s’en vont… Ont-ils fermé un bar pendant que la barmaid faisait la caisse et les servait en cachette ou s’en vont-ils travailler ? Et me posant cette question, je me rappelle les nuits du passé où je prenais la route en mettant ma vie en danger et celle des autres aussi. Et je me pardonne en pensant qu’il n’est jamais rien arrivé et me félicite d’être sobre depuis 40 mois.

Une autre automobile vient de passer, traçant le chemin de plus en plus enneigé de ces quatre pneus. Dans quelques minutes, il y aura de plus en plus de circulation, de plus en plus de gens sur la route. Des autobus, des déneigeuses, des camions… La ville sera éclairée par la lumière du jour et la vie reprendra ses allures de… vie. Celle qui fait que les gens se rendent au travail pour payer leurs habitations et ce dont ils ont besoin pour vivre.

Ça ne prend pas grand-chose pour me déconcentrer, mais c’est quand même le moment présent et je suis bien. En pensant que je n’ai pas à me lever pour aller gagner ma vie, je retombe dans une forme de bien-être. Je suis quand même choyé de faire partie de ceux qui ont donné et qui reçoivent maintenant, que je me dis. Oh, je continue à donner bien sûr ! Mais seulement ce qu’il me plaît de donner et à qui je le veux bien.

Il y a un bon bout que je n’ai pas eu à mettre le réveille-matin, sinon pour aller jouer au golf ou pour aller rejoindre ma fille et mon petit-fils. Des activités, disons-le, qui valent bien la sonnerie qui dérangeait autrefois. Cette sonnerie que j’entendais parfois à quelques reprises après avoir appuyé sur le fameux «snooze»… ne voulant pas quitter mon lit confortable.

Il n’y a rien à mon agenda aujourd’hui, sinon que je dois transférer des images de cassettes VHS sur des DVD. Le logiciel fera le travail à lui seul, dès que j’aurai branché les machines entre elles. J’ai un tas de vidéos en VHS que je veux revoir, que je veux garder plus longtemps. Des images du passé qui sont toujours belles à revoir. J’ai rarement ou jamais je dirais, filmé les bouts difficiles de la vie, la mienne ou celle des autres. Grosse journée en perspective, et je souris.

Toi qui me lis, est-ce que tu te prépares à aller travailler ou en reviens-tu ? Est-ce que de me lire te fatigue ? Tu sais, moi je ne suis pas jaloux du bonheur des autres ! Tu es tombé sur une journée où j’écris ce qui se passe en temps réel, comme si tu étais dans ma tête. Dis-toi que tu es chanceux de ne pas y être 24 heures par jour…

Mon père est-il debout à cette heure-ci ? J’imagine que oui, il se couche à 20 heures. Est-ce que ma mère est bien là où elle se trouve ? J’espère que oui, elle le mériterait bien…

Bon, déjà presque 6 heures du matin, ça bouge de plus en plus dehors et ça me déconcentre. Un autobus vient de cueillir deux nouveaux passagers qui étaient dans l’abribus au coin de De Mesy et Marie-Victorin. Je sens que ça commence à tourner trop vite dans la roulette de «Pensouillard».

Je vous trouve des images, je vous mets ça sur mon blog et vous lirez dans votre moment présent ce qui s’est passé pour moi en temps réel, de 5 à 6 en ce matin de décembre, le 7 plus précisément.

Je vous souhaite une très belle journée, qui que vous soyez. Vous êtes toujours les bienvenus ici. 🙂 

Daniel-Nicolas Lapierre

Auteur: Daniel-Nicolas Lapierre

L’ADN, je l’ai reçu, comme tout le monde a reçu le sien. Mon ADN, je le partage avec le monde, le mien. Ajoutez le vôtre !

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2 Commentaires

    • Daniel-Nicolas Lapierre

      Merci de passer par ici mon ami ! 🙂

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