Une image, 500 mots

Une image, cinq cents mots

Quand ma fille a eu un an, on a organisé une grande fête chez nous à Rougemont. Les deux familles réunies par une superbe journée de juillet, se mélangeaient autour et dans la piscine et ça riait de tout bord, tout côté. Une belle journée que je n'oublierai jamais. Tsé, genre 27 degrés, ciel bleu à volonté et soleil chauffant sans trop d'humidité. C’était un jour comme ça le 3 juillet 1993...


Cette image que je mets au bas du texte, a été l’élément déclencheur de certains souvenirs. Je me suis rappelé que j'avais fait un jeu de marionnettes, cette journée-là, à mon petit minou d'amour, comme je l'appelais à l'époque, et aux enfants qui étaient réunis devant les grosses boîtes de carton qui me cachaient. De mon côté, je voyais les yeux de ma fille, qui s'émerveillait devant les marionnettes colorées et le son de ma voix qui changeait d'un personnage à l'autre. Et ça me réchauffait le cœur comme rien au monde n’aurait pu le faire... L’émerveillement, full pureté!


Je n'ai jamais cessé de regarder les yeux de ma fille quand elle s'émerveillait... Quand encore, elle sait s'émerveiller. Oh oui, l'Amour de ma vie est encore capable de s'arrêter devant un beau coucher de soleil et me faire remarquer comme c'est superbe.


Y a des moments de grâce qui nous font comprendre l'essentiel. Ce jour-là, pour moi l'essentiel, c'était de voir combien cette jeune fillette semblait heureuse. J'aurais fait et je ferai toujours n'importe quoi pour la voir heureuse, pour voir ses beaux grands yeux intelligents « sourire ». 🙂 


Ma fille, je m'ennuie de ces après-midis où je faisais une sieste pendant que tu dessinais sur mon dos, avec des crayons-cire. Tu faisais de superbes dessins que je pouvais voir dans le miroir, en me réveillant. C'était des moments relaxants pour moi, et ludiques pour toi, héhé...


Quand t'avais quelques mois, je m'étendais tout près de toi quand tu dormais sur le grand lit qu'on avait et je regardais tes orteils et les miens. Ils étaient pareils et ça me faisait rire et ça me faisait du bien qu'on ait des ressemblances, hahaha... Ne serait-ce que des pieds, ça me suffisait.


Le Noël de tes deux ou trois ans, quand c'est moi qui a fait le Père Noël. Je t'ai alors vue t'asseoir sur les genoux d'un « étranger » et ça me faisait du bien de voir que tu n'étais pas à l'aise avec ce gros bonhomme rouge... Toi, c'est en ton père que tu avais confiance, ça me rendait heureux d'avoir cette confiance. Je serai toujours un homme heureux d'avoir ta confiance.


Claude, quand tu m'écris et que tu laisses des petits hihi... ici et là, j'entends très bien la voix de ton rire qui résonne dans ma tête. J'aime tellement ton rire, une petite souris on dirait... t'es comme une petite fille dans ce temps-là. Et alors, c'est toi qui m'émerveille. Le vois-tu dans mes yeux, cet émerveillement?

Ouais, une image, un souvenir, deux, trois souvenirs... Je t'aime ma fille, tu ne le sauras jamais assez.

Daniel-Nicolas Lapierre

Auteur: Daniel-Nicolas Lapierre

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