Y a de la vie autour de moi

Y a de la vie autour de moi

Il est 4 heures 58 minutes, le 22 juin 2017…

Je me suis couché à 23:30, me suis relevé quelques minutes plus tard, n’étant pas capable de dormir. Retour au lit à 1:30, dodo de 3 heures 28, je partirais jouer au golf tout de suite, mais mon départ n’est qu’à midi 56.

Dehors, les oiseaux chantent, ils sont plusieurs. Il fait frais, les vitres sont embuées. En dedans, l’échangeur d’air fait son travail et j’aime quand même le petit bruit régulier qui s’en échappe. Je me sens bien…

J’en suis à ma septième semaine à Windsor, la ville où je suis né…

J’habite dans un coin plusieurs jeunes familles se sont installées. Ça sent les vacances depuis quelques jours. Les jeunes enfants se retrouvent après l’école pour jouer sur le gazon frais tondu, tout près du boisé derrière. Il y a beaucoup plus de garçons qu’il y a de filles. De jeunes joueurs de soccer.

Tout près de la galerie où je m’installe, ils viennent jouer et je les regarde. Je participe même à leurs matchs, je suis l’arbitre du haut des airs. C’est moi qui décide s’il y a but et aucun enfant ne critique mes décisions. Ils se retournent vers moi après leurs tirs au but, pour voir si j’ai vu le ballon pénétrer dans la zone délimitée par deux grosses roches. Je vois la complicité entre certains joueurs, mais je ne vois pas d’animosité entre aucun des participants. Bien sûr, il y en a qui se démarquent, comme dans n’importe quelle ligue. Certains se font des passes superbes, d’autres tirent de partout, essayant de profiter du fait que le gardien soit plus ou moins concentré sur le jeu. Je suis heureux qu’ils me laissent arbitrer…

De temps en temps, la belle petite Mila, 5 ans, passe tout près d’eux, en tournoyant sur elle-même, à la recherche d’une bibitte quelconque. Elle me fait penser à la Schtroumpfette, seule parmi les garçons. Elle ne reste pas dans la zone de jeu, elle ne fait que passer. Elle s’en va voir le minuscule jardin où sa mère et elle ont planté quelques fleurs. Elle en revient parfois avec une chenille qu’elle laisse marcher sur son bras. Elle lui prépare un petit bac où elle met quelques petites roches et des feuilles pour que le futur papillon ait de quoi se mettre sous la dent...

Un peu plus loin, dans la rue, quelques jeunes garçons se promènent à bicyclette. Ils ont 5-6-7 ans je dirais. Je ne les connais pas, ils habitent dans les maisons du coin de la rue, ou dans les condos de l’autre côté. Ils viennent de temps en temps sur le terrain vague où quelques mini rochers traînent çà et là… Pour moi, ce sont de mini rochers, mais pour eux, ça semble être plus grand et plus haut lorsque je les vois essayer de sauter sur un et sur l’autre. Ça me rappelle un peu comment je vois ma petite ville avec mes yeux d’adulte du moyen-âge… Près de la soixantaine devrais-je dire, haha… Quand j’avais leur âge, tout était plus grand et plus gros pour moi aussi…

Zach, Jordan, Nico et Félix accourent lorsqu’Antony revient de l’école secondaire. L’ado de 15 ans se joint à eux avec plaisir. Il joue au soccer lui aussi, mais il adapte son calibre à celui des plus petits. Il pourrait tirer au but et faire entrer le gardien dans le filet imaginaire, tellement il est plus fort que les autres, mais il ne le fait pas. Il se contente de faire des passes aux plus petits. Parfois, une ou deux mamans viennent faire leur petit tour pour jouer, elles aussi… Personne ne chigne ! Il y a une sorte de respect qui règne dans le voisinage…

Il sera bientôt 5 :30… J’imagine que tous ces jeunes sont sur le point de se lever pour aller passer leur dernière journée scolaire de 2016-2017. Sauf Antony qui a fait son dernier examen lundi. Ils m’ont dit qu’aujourd’hui, ce serait journée de fête : des activités, des sorties… Le ménage de leurs pupitres a été fait hier ou avant-hier. Je leur souhaite une superbe journée, il fera beau ce jeudi 22 juin.

Je vais aller m’allonger sur le divan qui m’accueille souvent pour la sieste et peut-être que je rêverai que tous ses enfants reviennent jouer plus souvent quand les vacances seront enfin là.

Les enfants… Les jeunes... Je pense à mon petit-fils qui a maintenant deux sœurs et un frère et je souris. L’avenir me semble beaucoup plus beau qu’on le laisse présager.

J’aurais pu vous parler des deux chevreuils, mère et Bambi qui sont venus manger sur le terrain vague à 50 mètres de moi l’autre matin. Ou du petit lièvre qui sort à l’heure du souper. Sinon, de la femelle cardinale qui ne passe pas inaperçue tellement ses couleurs m’impressionnent. Mais ce matin, la place appartenait aux jeunes humains que je trouve beaux… 🙂 

Daniel-Nicolas Lapierre

Auteur: Daniel-Nicolas Lapierre

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6 Commentaires

  1. Beau texte encore une fois j’ai toujours du plaisir à te lire, ça apporte de belles images dans ma tête.

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  2. Une belle ode à la simplicité de l’enfance et beauté de la nature.

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  3. Coucou Dan ! Merci c’est un beau texte rafraîchissant et baignant dans le bonheur 🙂
    Bonne fin de semaine mon ami !

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